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February 20.-Dramanti Dermetzaki, Eni. Vorielaki, Goorges Vassalaki, and Emman. Bai, attacked near Ayako; they took all they had on them and an ass they were leading; they beat some of them, and broke the head of Voridaki. These men recognized three of the ruffians and denounced them, but, up to the present, not one has been arrested by the police.

February 20.—The servant of Spyridion Sakalaki, of the village of Vénérato, was attacked near Kakoyannena. They stripped him entirely, and took his mule even. The police, informed of this act of brigandage, have done nothing up to the present.

February 22.-Constantin Polychroniedi and Gregoire Michalodumdraki, of Viamo, were attacked near the village of Alidjani. They took their beasts and 10 okes of oil they were carrying. These men complained to the Tribunal lately formed to investigate acts of this nature; the arrest of the misdoers was duly ordered, but not one has been arrested up to the present.

February 22.-Jean Dialino and Nicholas Revithi, of Vrakassi (district of Mirabello) were attacked. They took two mules they were leading, 160 okes of oil they carried, 102 piastres, their fez and coats. Dialinos, too, was outrageously beaten, and is still suffering from the effects.

(Traduction.)

Inclosure 3 in No. 53.

The Christian Inhabitants of Rethymnos to M. Setychaki.

Honoré Monsieur,

Rethymne, le 19 Février, 1878. VOUS n'ignorez pas que depuis quelque temps, l'ordre et la tranquillité ont cessé peu à peu de régner dans notre district, et que l'anarchie s'y substitue, qui favorise et facilite la perpétration de tous les crimes.

Les Musulmans de ce district, qui sont les plus violents et les plus fanatiques de tous ceux qui habitent la Crète, se sont hâtés de mettre à i abri de tout péril, derrière les ramparts de la forteresse de Rethymne, leurs familles et leurs fortunes mobilières; ils ont feint que c'était parce qu'ils craignaient des soulèvements de la part des Chrétiens, mais ce qu'ils avaient réellement en vue c'était de marauder impunément dans nos campagnes et de dresser des embûches aux paysans inoffensifs qui vont et viennent.

Les Musulmans ont d'abord enlevé les volets et les batants des fenêtres et des portes des maisons Chrétiennes dans les villages, ainsi que tous les autres objets mobiliers qui se trouvaient à leur portée. Ensuite ils se sont mis à profaner et à piller les églises et ils commencent enfin à s'embusquer par bandes pour se jetter sur les passants, les dévaliser et parfois même les tuer.

Les Musulmans de notre district ont un plan arrêté d'avance, des chefs, une organisation unitaire. Ils ont donc pu se substituer à l'autorité locale, qui est impuissante, à cause de l'absence de troupes régulières; en conséquence ils disent hautement que ce n'est plus le Padichach mais le peuple qui gouverne, ce qui signifie le bon plaisir et la volonté tyrannique des miliciens Turcs.

Vous êtes vous-même, Monsieur, témoin des crimes odieux qui se commettent journellement. Nous pouvons donc nous dispenser d'entrer ici dans les détails. Hier encore, ces miliciens dévalisèrent trente paysans (dont ils tuaient un et blessaient deux) qui passaient sur la voie publique escortés de gendarmes.

Connaissant de longue date la brutalité et la férocité des Musulmans de notre district nous n'avons pas manqué d'adresser, à temps, une requête à Samih Pacha, l'ancien Gouverneur-Général de l'Ile, et à l'ancien Moutessarif, Djavet Pacha, les priant d'arrêter le mal à sa naissance. Malheureusement ces fonctionnaires nous ont amusés de vaines promesses, et non-seulement ils n'ont rien fait, mais ils ont même relâché les ressorts de l'autorité. Enfin, 'il nous fallut recourir à Adossides Pacha; celui-ci envoya aussitôt ici Salini Bey, Commissaire Extraordinaire de la Sublime Porte, avec une frégate et quelque troupes régulières, pour réprimer ces désordres. L'arrivée du Commissaire et les sages mesures prises par lui ont amené pendant quelques jours une certaine diminution des actes de violence.

Lors du départ du Salim Bey, nous lui remîmes une requête, tout en en adressant une autre au Gouvernement Général actuel, dans lesquelles nous faisons ressortir cette vérité, que pour mettre un terme à ce fâcheux état de choses il fallait châtier et réduire à l'obéissance les fauteurs et les principaux auteurs des crimes. En même nous remettions des copies de nos requêtes aux Agents Consulaires des Puissances Européennes.

Le Gouvernement Général s'empressa, il est vrai, de revoquer le Moutessarif, comme complice des auteurs des crimes susmentionnés, mais il ne rechercha ni ne punit ces derniers, soit faute de se sentir assez puissant, soit pour ne point accroître Î'irritation des Musulmans, ce dont il craignait peut-être les conséquences. Mais l'impunité eut, en dernier lieu, pour effet la recrudescence des crimes que nous prévoyions.

Notre Sous-Gouverneur provisoire, Essat Bey, paraît bien-intentionné, mais il ne dispose pas d'assez de forces militaires pour pouvoir faire ce que son devoir lui commande. Il fut décidé que les paysans qui vont et viennent sur leurs routes seraient escortés de gendarmes; mais ceux-ci, soit fanatisme ou connivence, font tomber dans les embûches-au lieu de les en préserver-les villageois confiés à leur garde, et les livrent en quelque sorte aux malfaiteurs qui guettent leur passage.

Or, donc, du moment que le Gouverneur-Général et notre Sous-Gouverneur, quoique désireux de garantir notre sécurité, ne peuvent cependant y parvenir, faute de disposer des moyens nécessaires pour nous protéger efficacement contre la férocité des Musulmans indigènes, il est certainement à craindre que quand les paysans cesseront tout à fait de circuler sur les routes, les pillards et les assassins ne tournent leur fureur contre nous autres citadins.

Les horreurs commises dernièrement à Byzia, aux portes même de Constantinople, par des Circassiens et des Bachi-Bazouks, rendent nos appréhensions d'autant plus vives, que les Musulmans d'ici ne cèdent en rien à ceux-là pour la cruauté et la soif

du sang.

Le Gouvernement de Constantinople est en ce moment dans la plus grande détresse et ne peut rien pour protéger les populations Chrétiennes contre le fanatisme Turc. Il ne nous reste donc qu'à emplorer l'humanité et la compassion des Puissances Européennes. Nous osons espérer qu'elles tendront une main secourable, non-seulement à leurs nationaux se trouvant en Turquie, mais les Chrétiens sujets de la Porte, lesquels sont exposés aux plus grands périls. Or, nous aussi, nous voyons notre vie, notre honneur, notre fortune menacés de la manière la plus grave et la plus terrible, et nous avons un besoin très-pressant de la protection que nous implorons, et nous avons le ferme espoir qu'elle ne nous fera pas défaut.

Si, témoin oculaire de ce qui se passe dans notre district, vous compatissez à notre détresse et trouvez nos craintes légitimes, nous vous prions, Monsieur, de vouloir bien transmettre notre présente à votre Gouvernement, et d'obtenir pour nous de son humanité qu'il daigne nous protéger et nous venir en aide.

Veuillez, &c.

Les habitants Chrétiens de Rethymne.

Honoured Sir,

(Translation.)

(Suivent 144 signatures.)

Rethymno, February 19, 1878.

YOU are not ignorant that for some time order and tranquillity have gradually ceased to reign in our district, and that anarchy is taking the place thereof, which favours and facilitates the perpetration of all sorts of crimes.

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The Mussulmans of this district, who are the most violent and fanatical of all those living in Crete, hastened to place the families and movables out of reach of danger behind the ramparts of the fortress of Rethymno; making believe that they did so because they feared spoliation by the Christians, but in reality in order to rob with impunity in the neighbourhood, and to lay ambushes for the inoffensive peasantry travelling to and fro.

The Mussulmans first removed the shutters of the windows and the doors of the Christian houses in the villages, as well as all other objects of furniture within their reach. Then they set to work to profane and pillage the churches, and they commenced at last to conceal themselves in bands in order to throw themselves on the passers-by, to rob them, and sometimes even to kill them.

The Mussulmans of our district have a plan decided on beforehand, Chiefs, and a compact organization. They have thus been able to substitute themselves for the local authority, which is powerless, owing to the absence of regular troops. Conse quently they proclaim aloud that it is no longer the Padishah but the people who govern, which signifies the pleasure and tyrannous will of the Turkish militia.

You are yourself, Sir, a witness of the odious crimes which are daily committed. We can therefore dispense with entering into details here. Again, yesterday, these militiamen robbed thirty peasants (of whom they killed one and wounded two) who were going along the public road escorted by policemen.

Knowing of old the brutality and ferocity of the Mussulmans of our district,

we have not failed to address, in time, a petition to Samih Pasha, formerly GovernorGeneral of the Island, and to the old Mutessarif, Djazet Pasha, praying them to arrest the evil in its birth. Unhappily these functionaries trifled with us in making vain promises, and not only did they do nothing, but they even relaxed the jurisdiction of the authority. At last we had to go to Adossidis Pasha. He immediately sent here Salim Bey, Extraordinary Commissioner of the Sublime Porte, with a frigate and a few regular troops to suppress the disorders. The arrival of the Commissioner and the wise measures taken by him diminished the acts of violence a little for a few days.

At the time of the departure of Salim Bey we presented to him an address, at the same time sending another one to the present Governor-General, in which we set forth the actual truth, that, in order to put a stop to this grievous state of things, the abettors and principal authors of the crimes should be punished and reduced to obedience. At the same time we presented copies of our petitions to the Consular Agents of the European Powers.

The Governor-General hastened, it is true, to recall the Mutessarif, as an accomplice of the authors of the above-mentioned crimes, but he neither inquired for or punished the latter, whether from not feeling powerful enough, or in order not to increase the irritation of the Mussulmans, the consequences of which he perhaps feared. But this impunity had in the end the effect which we foresaw of reviving the crimes.

Our provisional sub-Governor, Essat Bey, seems well-intentioned, but he has not at his disposal a sufficient military force to be able to do what his duty orders him.

It was decided that the peasants who go and come along their roads should be escorted by policemen; but the latter, whether through fanaticism or connivance, cause the villagers confided to their care to fall into the ambuscades, instead of preserving them from them, and deliver them in one way or another to the malefactors who watch their passage.

Besides, from the moment that the Governor-General and our Sub-Governor, although desirous of guaranteeing our security, cannot, however, attain it owing to not having at their disposal the necessary means for protecting us efficaciously against the ferocity of the indigenous Mussulmans, it is to be feared that, when the peasants cease entirely to use the roads, the pillagers and assassins will turn their fury against us townspeople.

The horrors committed lately at Byzia, at the very doors of Constantinople, by Circassians and Bashi-Bazouks, render our apprehensions all the more keen, since the Mussulmans here are in no wise inferior in cruelty and in thirst for blood to those there.

The Government of Constantinople is at this moment in the greatest distress, and can do nothing to protect the Christian populations against Turkish fanaticism. It only remains to us to invoke the humanity and the compassion of the European Powers. We dare to hope that they will tender a succouring hand, not only to their subjects living in Turkey, but to the Christian subjects of the Porte, who are exposed to the greatest perils. We ourselves, also, see our lives, honour, and fortunes menaced in the most grave and terrible manner, and we have the most pressing need of the protection which we implore, and we have a firm conviction that it will not fail us.

If, as an eye-witness of what is happening in our district, you sympathize in our distress and think our fears well-grounded, we entreat you, Sir, to have the kindness to forward this petition to your Government, and to obtain for us that, for the sake of humanity, it will be pleased to protect and succour us.

Accept, &c. The Christian inhabitants of Rethymno. (144 signatures.)

TURKEY. No. 28 (1878).

CORRESPONDENCE respecting the Affairs of Crete.

Presented to both Houses of Parliament by Command of Her Majesty. 1878.

LONDON:

PRINTED BY HARRISON AND SONS.

FURTHER CORRESPONDENCE

RESPECTING THE

AFFAIRS OF

OF CRETE.

-Presented to both Houses of Parliament by Command of Her Majesty.

1878.

LONDON:

PRINTED BY HARRISON AND SONS.

[C.-2055.] Price 64d.

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